Du mardi 21 janvier 2020 au vendredi 14 février 2020 - Sur les périodes d'ouverture

ORIGINES

Brigitte Bourdon - Richard Chapoy - Lucie Muller

Trois plasticiens, trois univers, trois visions, un même support de création : le papier.


Brigitte Bourdon, avec peu de moyens ; de la pâte à papier, de la tarlatane, du fil et quelques couleurs ; met en forme sa « page blanche » : piquée, transpercée de part en part par la machine à coudre, ce papier - peau fragile, surface vibrante et vivante - va souffrir dans cette attaque qui lui est imposée, mille «maux/mots»… Affaiblie, au bord de la déchirure, de la rupture, elle en ressortira plus forte....

Le fil, support du mot, va être à l’origine de la renaissance du papier.

Les mots s’alignent, s’ordonnent méthodiquement selon un schéma préalable. Un mot peut jaillir à nos yeux, comme il peut rester anonyme pour toujours.

Elle utilise le papier, le fil, les textiles et l’écriture à la machine à coudre dans ses installations, ses peintures et ses gravures depuis une trentaine d’années. La mémoire, le temps, les usages sont des thèmes récurrents dans son travail.


Richard Chapoy
Eloge de la lenteur, aucune urgence,

Juste du temps et du doigté.

Dans la nature, l’arbre se forme durant des dizaines d’années.

Dans l'atelier de Richard Chapoy, le papier continue sa transformation se colorant avec les saisons, retournant à ses teintes d’ancien arbre !

En 25 années de pratique, ses techniques se simplifient, les instruments et outils se raréfient pour laisser l’expression directe aux doigts, sans intermédiaire. Pas de concept, ni de théorie, juste une poésie du concret, pour que l’improbable trouve une réalité.


Lucie Muller est une artiste plasticienne, membre de la Chambre des Beaux-Arts d'Athènes. D’abord illustratrice, elle s'impose rapidement comme peintre et plasticienne. Etroitement liée, dans un premier temps, à la littérature et au mouvement Pataphysique en France, elle s'immerge rapidement dans le monde de l’art contemporain international. Elle travaille essentiellement le papier « sous sa forme expirante », comme matière brute et régénératrice, mémoire de notre époque et entité supranaturelle. Esprit Dada en perpétuel mouvement, son œuvre reflète une extrême volubilité et une liberté de ton, nourrie par la poésie, cette « merveilleuse construction mentale qu’aucun contre-pouvoir ne saurait faire vaciller ».


Entrée libre
Aux horaires d'ouverture de l'ESPACE 110

Mentions Légales - Site réalisé par TACK TACK